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22 mai 2018

atelier du 16 mars journal

En ce moment, nous  entendons beaucoup parler de Mai 1968 car cette année, nous  fêtons les 50 ans de cette période mouvementée en France. En effet, durant plusieurs semaines, des grèves ont mobilisé des millions de Français.

Zoom sur Mai 68 :

Mai 68 est d’abord un mouvement de révolte étudiante sans précédent, né d’un profond  malaise au sein de l’université française (critique de l’enseignement traditionnel, insuffisance des débouchés, menaces de sélection). Il s’inscrit dans une crise internationale qui a pris naissance aux États-Unis : en septembre 1964, sur le campus de Berkeley, le Free Speech Movement lance la protestation contre la guerre du Viêt-nam. Mais le cas français se révèle tout à fait spécifique : le mouvement y revêt un aspect plus global, plus spectaculaire qu’ailleurs ; surtout, la révolte étudiante y débouche sur des grèves et une crise sociale généralisée, qui mettent en péril les sommets de l’État. Ainsi, ce sont des millions de Français de tout âge qui ont paralysé le pays en faisant grève et en manifestant dans la rue. Les étudiants réclamaient plus de libertés et étaient très critiques envers le gouvernement de l’époque. Et les personnes qui travaillaient voulaient que les salaires augmentent pour vivre mieux.

Les premiers incidents annonciateurs de la crise se produisent début 1968 à la faculté de Nanterre, ouverte en 1963 pour décongestionner la faculté de la Sorbonne à Paris. Ainsi naît le Mouvement du 22 mars, conduit par Daniel Cohn-Bendit. La multiplication des incidents à Nanterre conduit à la fermeture de l’université, le 2 mai.

Dès lors, l’agitation se transporte au centre de Paris ; ce qui n’était qu’une série d’incidents devient une crise nationale. Tout bascule le 3 mai quand la police intervient brutalement pour disperser le meeting de protestation tenu par les étudiants dans la cour de la Sorbonne. La répression (500 arrestations) provoque immédiatement la solidarité du milieu estudiantin avec la minorité militante. La révolte étudiante commence dans les rues du Quartier latin. Barricades, pavés, cocktails Molotov, contre-charges de CRS, matraques et gaz lacrymogènes : les affrontements s’amplifient de jour en jour, suivis en direct à la radio par la population.

Le point culminant est atteint dans la nuit du 10 au 11 mai : étudiants et CRS s’affrontent en de véritables combats de rues (voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées), faisant des centaines de blessés. Au lendemain de cette « nuit des barricades », le pays est stupéfait. L’agitation étudiante, jusque-là isolée, rencontre alors la sympathie de l’opinion publique : le 13 mai, à Paris et dans toute la France, les syndicats manifestent avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières. La crise prend alors une nouvelle dimension, car le lendemain, de façon tout à fait inattendue et spontanée, une vague de grèves s’enclenche : à la révolte étudiante succède une véritable crise sociale.

Les 15 et 16 mai, la grève gagne les usines Renault de Cléon et Sandouville (Seine-Maritime), Flins et Boulogne-Billancourt. Progressivement, jusqu’au 22 mai, et sans mot d’ordre syndical national, le mouvement s’étend. Le pays se retrouve paralysé par 7 millions de grévistes déclarés (sans compter les salariés en chômage technique, ou bloqués par le manque de transports). Dans les usines, les bureaux, les services publics, les transports, tous cessent le travail. Il s’agit d’une situation inédite en France.

Le 24 mai, lors d’une allocution télévisée, le Général de Gaulle annonce la tenue d’un référendum sur la « rénovation universitaire, sociale et économique », menaçant de se retirer en cas de victoire du « non ». Son annonce reste sans effet. Son Premier ministre, Georges Pompidou, joue alors la carte de la négociation sociale.

Le 29 mai, le président de Gaulle disparaît de l’Élysée, créant un sentiment d’affolement dans la population. Le lendemain, dans une brève allocution radiodiffusée, le général annonce la dissolution de l’Assemblée et la tenue d’élections anticipées. La manifestation organisée le soir par les gaullistes sur les Champs-Élysées rassemble 500 000 personnes ; elle marque le retournement d’une opinion inquiète et lasse qui, à défaut d’alternative claire, n’entrevoit d’autre débouché à la crise et à la paralysie économique que le retour à l’ordre. Avec la perspective d’élections, la crise retrouve les voies traditionnelles de la politique.

Si le mouvement de Mai 68 a échoué à court terme, il n’en a pas moins laissé une empreinte profonde. Ses retombées sont multiples. La loi Edgar Faure introduit la participation dans les universités, qui en sont transformées. La loi sur les sections syndicales d’entreprise ouvre la voie à une lente transformation des relations salariales. Sur le plan politique, Mai 68 a anéanti l’autorité du général de Gaulle : son départ après l’échec du référendum d’avril 1969 en est le résultat différé. Ainsi, les grèves de 1968 se distinguent des précédentes: les ouvriers veulent en finir avec l’attitude des « patrons » ; ils exigent plus de « considération dans le travail ». Ce rejet des hiérarchies établies et du principe d’autorité, original et inédit, est surtout formulé par les jeunes ouvriers instruits, plus diplômés (BEPC, CAP) que leurs aînés, mais non encore pleinement intégrés, qui entrent plus facilement en phase avec l’« esprit de Mai » : ils parlent de dignité, d’égalité, d’autogestion, et ont été à l’initiative des grèves. À gauche, la crise provoque un déclic, dont découle le renouveau du parti socialiste (PS) en 1972, et le programme commun PS-PCF de 1974. La victoire de François Mitterrand en 1981 en est l’écho lointain. De même, les mouvements féministes et écologiques sont les héritiers de Mai 1968. Cette crise, a contribué, à défaut de révolution, à la modernisation de la société française.

 

11 avril 2018

atelier du 16 mars journal

 

Aujourd’hui, la séance s’est axée autour du phénomène des SMS (« short message service » ou « service de message court », aussi appelé « texto ».

Zoom sur ce phénomène

De nos jours, en France, il s’échange environ 180 milliards de SMS chaque année, soit l’équivalent de 5 400 SMS par seconde.

L’occasion pour nous de parcourir l’histoire du SMS :

C’est en 1992, le 3 décembre, que  Neil Papworth, un ingénieur anglais, envoie le premier message écrit, ou SMS, avec son téléphone portable. Il a écrit : « Merry Christmas » (« Joyeux Noël »). Ce n’est que cinq ans plus tard, en 1997, que les téléphones français peuvent envoyer des SMS. A  l’époque, on ne pouvait l’envoyer qu’à un client de son propre opérateur (SFR,Orange ou Bouygues Telecom par exemple).

Au départ, les utilisateurs n’aimaient pas trop les SMS considérant qu’un téléphone était fait pour parler et non pour écrire. De plus, la taille des messages était limitée à 160 signes (moins de 2 lignes) et les utilisateurs devaient payer 1 franc (environ 15 centimes d’euro) par message, même pour envoyer un simple « OK ».

Au début des années 2000, des associations dénoncent le prix élevé du SMS.

Et depuis cette époque, le prix du texto a largement diminué. Actuellement, il est compris dans la plupart des abonnements téléphoniques et il est possible d’en envoyer autant qu’on souhaite.

Ainsi, grâce aux nouvelles technologies, le SMS a bien évolué depuis plus d’une quinzaine d’années. Les émoticônes, ces petits ronds jaunes qui sourient ou qui pleurent selon l’émotion choisie, remplacent même certains mots.

Aujourd’hui, Il est même possible d’envoyer des photos, les MMS (« multimedia message service » ou « service de messagerie multimédia ») et le SMS est concurrencé par de nombreuses applications qui utilisent Internet pour communiquer comme celles de Messenger ou encore WhatsApp, qui proposent d’appeler son correspondant et de le voir grâce à la caméra du téléphone.

 

04 avril 2018

atelier du 16 mars journal

L’atelier blog est de retour !!!

Pendant un mois, l’atelier blog a laissé sa place à des ateliers organisés, pour les jeunes, par l’illustrateur Romain Taszeck.

Aujourd’hui, la séance s’est orientée autour du célèbre physicien théoricien et cosmologiste britannique Stephen Hawking qui est mort récemment, le 14 mars 2018.

Zoom sur Stephen Hawking :

Stephen Hawking est un scientifique britannique, né en Angleterre en 1942 et mort le 14 mars  2018. Connu dans le monde entier, Il était physicien et ses travaux sur l’espace, et en particulier les trous noirs, l’ont rendu célèbre. En effet, grâce à ses livres et notamment son ouvrage « Une brève histoire du temps », vendu à 9 millions d’exemplaires, il a réussi à rendre l’étude des trous noirs accessible et passionnante pour le grand public.
Atteint de la maladie de Charcot (maladie empêchant les personnes de contrôler leurs muscles), le réduisant à se déplacer en fauteuil roulant et à parler grâce à un synthétiseur vocal, il participa, malgré sa maladie, à des jeux vidéo, apparut dans des films ou des séries comme les Simpson et il a même chanté avec les groupes U2 et les Pink Floyd.

Ainsi, Stephen Hawkin est un homme qui a toujours su susciter une profonde admiration car il a réussi à transmettre, de manière très simple, sa passion des sciences auprès de tous.

Pour aller plus loin…

Un trou noir, c’est quoi ?

Un trou noir se trouve dans l’espace, et attire tout sur son passage, comme un aspirateur géant ultra-puissant. Il est tellement puissant qu’il aspire même la lumière.

Un trou noir provient de la mort d’une étoile d’ayant une masse importante.

Comment se forme un trou noir ?

Lorsqu’une étoile assez massive arrive en fin de vie, elle va avoir tendance à s’attirer sur elle-même, comme si la Terre était attirée par son propre noyau. C’est le même principe que la gravité qui nous attire sur la Terre, mais à des puissances incroyablement plus élevées. L’étoile va résister un certain temps en brûlant un gaz – l’hydrogène – puis, lorsqu’elle n’aura plus d’hydrogène pour résister à l’attraction, son noyau va l’aspirer et elle formera un trou noir. Le trou noir attire tout sur son passage, même la lumière et d’autres trous noirs pour former un trou encore plus grand.

Comme son nom l’indique, un trou noir est noir. Dans l’espace, il ne se voit donc pas.

Comment fait-on pour le détecter ?

Les scientifiques ont différentes techniques pour les détecter :

Première technique : une étoile est toujours le centre d’un système solaire : toutes les planètes tournent autour d’une étoile. Lorsqu’ une étoile meure et devient un trou noir, les planètes qui l’entourent continuent de tourner autour d’elle. Si on observe des planètes tourner autour de « rien », on en déduit qu’il y a trou noir.

Deuxième technique : le trou noir attire tout sur son passage. Les poussières qu’il attire tournent tellement vite qu’elles émettent des rayons détectables par certains télescopes.

Troisième technique : un trou noir attire et dévie la lumière. Si il passe entre la Terre et une étoile encore vivante, la lumière de cette étoile sera déviée et on aura l’impression que cette étoile brille encore plus que d’habitude.

Quatrième et dernière technique : les astronomes peuvent, par des calculs savants, calculer la masse d’une partie de l’espace. S’il détecte une zone de l’espace totalement noire, et avec une masse plus élevée qu’ailleurs, il sont donc en présence d’un trou noir.

 

14 février 2018

Aujourd’hui, l’atelier blog a laissé place à l’atelier « A cœur ouvert » à l’occasion de la Saint -Valentin.

A l’aide de bouteilles en plastique vides, les enfants ont pu réaliser de jolies fleurs et ensuite, ils ont pu confectionner des origamis en forme de cœur.

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31 janvier 2017

atelier du 16 mars journal

 

Cette semaine, la séance s’est axée autour du 45ème Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême qui a eu lieu du 25 au 28 janvier 2018.

 Zoom sur ce festival :

 Le festival international d’Angoulême est le principal festival de bande dessinée francophone et il est également, le plus important d’Europe en termes de notoriété et de rayonnement culturel. Créé en 1974, il a lieu à Angoulême tous les ans au mois de janvier et associe expositions, débats, rencontres et nombreuses séances de dédicace autour des principaux auteurs de Bande dessinées francophones.

Plusieurs prix y sont décernés, dont le Grand Prix de la ville d’Angoulême, qui récompense un auteur pour l’ensemble de son œuvre, et le Fauve d’or, récompensant un album paru l’année précédente.

Cette année, c’est Jérémie Moreau qui a été récompensé du Fauve d’or du meilleur album pour « La saga de Grimr ».

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Jérémie Moreau  nous emmène, dans cette saga, dans l’Islande sauvage du XVIIIe siècle. Grimr est orphelin. Or, dans une société dominée par le prestige de la généalogie, son sort n’est pas enviable. Heureusement, il est doté d’une grande force physique qui lui permet de rivaliser avec tous les héros de son île.

Il s’agit du quatrième album de Jérémie Moreau, un  jeune surdoué qui dans sa courte carrière a déjà reçu le prix de la BD scolaire en 2005, le prix Jeune talent au festival d’Angoulême et celui de la meilleure BD francophone en 2012 et le prix des libraires de BD en 2013.

Il est le plus jeune lauréat du Fauve d’or depuis 1997. Il avait face à lui neuf autres auteurs dont quatre femmes. Parmi elles, la Française Marion Montaigne qui a reçu le prix du public/Cultura pour son album « Dans la combi de Thomas Pesquet » (Dargaud),  retraçant le parcours de l’astronaute qui a passé près de 200 jours dans la Station spatiale internationale (ISS).

Les autres récompenses de cette 45ème édition du festival d’Angoulême sont :

-LE PRIX RÉVÉLATION : « Beverly » (Presque Lune), de Nick Drnaso

– LE PRIX DU PATRIMOINE: « Je suis Shingo tome 1 » (Le lézard noir), de Kazuo Umezu

– LE PRIX JEUNESSE : « La guerre de Catherine » (Rue de Sèvres), de Claire Fauvel (dessin) et Julia Billet (scénario)

– LE PRIX DE LA BANDE DESSINÉE ALTERNATIVE : Revue « Bien, Monsieur #8 »

– LE GRAND PRIX DU FESTIVAL : Richard Corben pour l’ensemble de son oeuvre

– LE PRIX RENÉ GOSCINNY DU SCENARIO : Jean Harambat, pour « Opération Copperhead » (Dargaud)

– LE FESTIVAL OFF – PRIX DU COURAGE ARTISTIQUE : Kianoush Ramezani

Et enfin, LE PRIX DES LIBRAIRES DE BD: « Ces jours qui disparaissent » (Glénat), de Timothé Le Boucher.

 

 

 

24 janvier 2018

atelier du 16 mars journal

Toute l’équipe de la médiathèque des Bleuets vous souhaite une très belle année 2018, riche en découvertes !

La séance d’aujourd’hui s’est axée sur le phénomène des Fake News. Selon une dernière étude, 8 français sur 10 croient facilement à des informations totalement inventées.

Mais que sont en réalité les Fake news ?

En français, cette expression signifie de fausses nouvelles. Il s’agit d’informations non vérifiées et volontairement truquées.

Ce phénomène a toujours existé, il y a 80 ans, l’artiste américain Orson Wells avait effrayé, à la radio, les auditeurs sur une invasion martienne proche. Plus récemment, toujours aux USA, on montrait à la télévision des images de l’aéroport de Miami inondé après le passage de l’ouragan Irma alors qu’il s’agissait en fait d’une image ancienne de l’aéroport de Mexico.

De nos jours, le phénomène de fausses informations a beaucoup plus d’impact à cause de la puissance des réseaux sociaux et de la surabondance de l’information. En effet, aujourd’hui, tout le monde peut poster des informations via les réseaux sociaux sans les avoir préalablement vérifié.

C’est pourquoi, avant de diffuser ou relayer une information qui provient d’internet ou d’ailleurs, il faut au préalable vérifier ses sources et acquérir un minimum de prudence. La vérification de l’information est devenue un vrai métier, en effet, des personnes travaillant pour les médias sont employées, aujourd’hui, à analyser les informations afin de savoir si elles sont truquées ou non.

06 décembre 2017

Aujourd’hui, les jeunes du blog, dans le cadre de l’animation « Bienvenue en 2030 » ont pu rencontrer Pierre Esteve afin d’échanger avec lui autour de la notion : « Changer le monde ».

Pierre Esteve est un artiste numérique, compositeur de musique de films et de jeux vidéo qui explore de nouveaux champs de création mélangeant arts (en particulier la musique), éléments naturels et nouvelles technologies. Investi dans son temps, il pose le dialogue constant entre l’homme et la nature comme champ d’investigation, et par l’interaction avec l’oeuvre, questionne le spectateur sur son propre rapport au monde.

Cet artiste est en résidence à Créteil depuis septembre dernier.

Pierre Esteve a questionné les enfants sur leur vision du futur, les choses qui ont évolué avec le temps (les évolutions technologiques, techniques, climatiques….). Il a également parlé de la mort de Johnny Hallyday, qui a eu lieu aujourd’hui, pour  lancer un débat sur la longévité des personnes : « dans le futur jusqu’à quel âge vivrons nous ?  » et de traiter ainsi, des avancées techniques en termes de médecine.

Après ce débat, Pierre Esteve a illustré ses propos avec la projection de plusieurs petits films portant sur les robots et les drones intelligents afin de montrer la différence entre les robots intelligents et les humains et l’apport de ces derniers dans notre société et dans le futur.

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22 novembre 2017

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Aujourd’hui, la séance s’est axée sur la Journée mondiale des droits de l’enfant qui s’est déroulée le 20 novembre dernier.

La journée mondiale des droits de l’enfant qu’est-ce que c’est ?

Chaque 20 novembre, la Journée mondiale des droits de l’enfant met en lumière les injustices dont souffrent les enfants dans le monde entier, en s’appuyant sur la Convention internationale des droits de l’enfant qui a été adoptée par l’Organisation des Nations Unies, le 20 novembre 1989. Si beaucoup de progrès ont été réalisés, la situation reste préoccupante pour de nombreux enfants.

Cette convention reconnait aux enfants les droits fondamentaux que sont la protection, la santé, un développement harmonieux, la culture, le jeu, l’éducation et le droit de faire entendre leur voix. Elle a été ratifiée par 191 pays.

C’est en 1996 que le Parlement français a décidé de faire du 20 novembre la « Journée nationale de défense et de promotion des droits de l’Enfant ».
L’Unicef
joue un rôle essentiel dans la mise en oeuvre de cette convention par le biais de ses programmes et actions. Elle estime que rien ne peut être fait sans progrès social, économique, moral et culturel, dans le respect de l’identité et des valeurs culturelles de chacun.

Selon L’Unicef, plus  d’un milliard d’enfants sur Terre souffriraient de pauvreté, de la guerre et des problèmes liés au sida. L’accès à l’éducation, à la nourriture, à l’eau potable et aux soins sont des enjeux fondamentaux. Le lien entre pauvreté et privation de droits est régulièrement rappelé par l’organisation. Les catastrophes naturelles ont également plus d’impact dans les pays pauvres, entraînant une surmortalité infantile.

En France, on estime à plus d’un million le nombre d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté. Plus de 240 000 font l’objet d’un placement et plus de 75 000 sont considérés en danger par rapport à leur contexte familial. Les autres sujets de préoccupation sont liés au saturnisme (logements insalubres), au suicide, à l’illettrisme et au décrochage scolaire.

Alors concrètement, il se passe quoi durant cette Journée ?

Pour célébrer cette journée, l’Unicef organise, chaque année, des actions de sensibilisation. Cette année, l’accent a été mis sur le sort des enfants migrants et réfugiés grâce à la publication d’un rapport sur l’égalité des chances. Le rôle de l’éducation est central pour garantir la paix dans le monde.
Par exemple, en 2015 en France une course à pied, la Team UNICEF World Run, a été la première « course solidaire et connectée » au monde.

Des événements sont organisés partout en France par les bénévoles et partenaires de l’Unicef.  De plus, pour que les droits de l’enfant soient encore mieux respectés en France, un questionnaire a été conçu pour les 6-18 ans, visant ainsi à donner la parole aux enfants et à leurs parents.
Par le biais de la Journée mondiale des droits de l’enfant, l’Unicef renouvelle son attachement à la transmission des valeurs républicaines, à la laïcité, à la mixité sociale et à la lutte contre les inégalités.

Et à l’école ?

L’éducation aux droits de l’enfant fait partie des programmes scolaires. Il s’agit d’assurer progressivement une construction de la citoyenneté et d’acquérir une culture humaniste.

Chaque année, le Prix des droits de l’Homme – René Cassin récompense les meilleurs projets éducatifs liés à la citoyenneté et aux droits de l’Homme dans les établissements secondaires.

Le concours « Agis pour tes droits » est organisé dans les écoles primaires et propose aux élèves de réaliser une affiche sur ce thème. Le projet pédagogique « Les Frimousses des écoles » permet de sensibiliser les élèves du CP au CM2 au droit à la santé.

15 novembre 2017

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Aujourd’hui, la séance s’est axée autour de la troisième édition de la Journée nationale contre le harcèlement scolaire qui a eu lieu le jeudi 9 novembre 2017.

Zoom sur le harcèlement à l’école :

Selon les derniers chiffres du ministère, 700 000 élèves, de la primaire jusqu’au lycée, sont confrontés au harcèlement scolaire.

Les formes de ce harcèlement sont multiples, elles vont du surnom méchant ou de la bousculade, en passant par les insultes à cause de l’origine, le racket, les baisers forcés jusqu’aux violences physiques.

Les pouvoirs publics ont donc décidé, depuis 2015, d’organiser une Journée nationale chaque premier jeudi de novembre contre ce harcèlement.

L’enjeu étant de libérer la parole, non seulement des victimes, mais aussi des témoins.

Le thème central de cette année a tourné autour des témoins et du rôle décisif qu’ils peuvent avoir, soit en intervenant directement, soit en témoignant a posteriori.

Quelques chiffres :

22 % des enfants harcelés n’en parlent à personne.

Et contrairement à ce qu’on aurait pu croire, plus les enfants sont jeunes, plus ils ont de risque d’être confrontés au harcèlement scolaire : 12 % des élèves de primaire le sont, contre 10 % des collégiens et 1,4 % des lycéens.

Le « Cyber harcèlement » : un autre type de harcèlement qui connait une forte croissance 

Par l’intermédiaire des téléphones portables et des réseaux sociaux, le harcèlement se poursuit désormais en dehors de l’enceinte des établissements scolaires.

Qu’il se déroule dans une cour de récréation, en classe ou sur internet le harcèlement scolaire procède du même mécanisme. Il est le fait d’un ou de plusieurs élèves et comporte trois caractéristiques : un rapport de force et de domination, une répétitivité des agressions sur une période prolongée, et un isolement de la victime, souvent plus faible et dans l’incapacité de se défendre.

Pour réussir à le déceler, à le prévenir, l’Education nationale, depuis 3 ans, forme des référents dans les académies, édite des guides à destination des victimes, des témoins, des familles, et a inscrit le harcèlement dans les programmes d’enseignement moral et civique.

Les jeunes du blog ont vivement réagi à ce sujet. Pour chaden : « Si on se fait harceler, il faut en parler même si ce n’est pas facile », pour Lenycia : « Il faut en parler à des adultes, aux parents, à ses grands frères et grandes sœurs… », pour Jade : « Il ne faut pas jouer avec le harcèlement, c’est très grave » et enfin pour Sarah : « C’est grave, il y a des jeunes qui peuvent en mourir ».

18 octobre 2017

 

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Aujourd’hui, l’atelier Makey Makey a été annulé pour cause de problèmes techniques mais les jeunes ont participé à un atelier « Préparation d’Halloween » en remplacement.

Zoom sur la fête d’Haloween

La date de cette fête est fixe, chaque année elle a lieu le 31 octobre.

Origine d’Halloween

Le terme Halloween est l’abréviation anglaise d' »All Hallow’s Eve », qui pourrait être traduite comme la veille de Tous les Saints ou la veille de la Toussaint. Cette fête où l’on peut croiser des zombies, des vampires et autres déguisements effrayants, est en fait un héritage celtique d’une fête très ancienne, la fête de Samhain.

L’héritage d’une fête celtique

La fête de Samhain, Samain ou encore Samonios, est une célébration païenne et celtique qui commémorait la fin des moissons, la fin de l’été et le début de la saison courte (appelée la saison sombre en opposition avec la saison claire). Elle existe depuis environ 2500 ans et était fêtée le 31 octobre, qui correspondait au dernier jour de l’année du calendrier celte. Lors de cette célébration, les druides priaient les Dieux pour les remercier des récoltes de l’année écoulée et afin qu’ils assurent leur protection durant l’hiver.

La fête durait 7 jours, 3 jours avant la Samhain et 3 jours après, et était obligatoire. Elle avait pour but d’accueillir la nouvelle année, mais aussi les défunts, autorisés à rendre visite aux vivants ce seul jour de l’année. Les disparus étaient honorés par un grand repas et avaient leur place à table.

Les druides allumaient des feux sacrés pour faire revenir le soleil et chasser les mauvais esprits. Chaque habitant emportait chez lui une part de ce feu sacré pour allumer un foyer nouveau dans sa maison. La citrouille utilisée aujourd’hui comme lanterne pourrait rappeler les réceptacles utilisés pour ramener le feu chez soi, et qui étaient peut-être à l’origine des navets.

Reprise par les Romains puis par les catholiques

Quelques siècles plus tard, l’Empire romain a étendu son influence jusque dans les territoires celtiques : la fête de Samhain sera peu à peu remplacée par une célébration à la fin des moissons en l’honneur de Pomona, déesse des arbres fruitiers. La fête en l’honneur des disparus a cependant lieu le 21 février, dans le cadre de la célébration des Feralia.

AU IVe siècle, la religion chrétienne devient obligatoire dans tout l’Empire. Les fêtes païennes sont lentement remplacées par des fêtes religieuses : la Toussaint est célébrée dans un premier temps au temps pascal. Plus tard, au VIIIe siècle, le pape Grégoire III la fixa à la date du 1er novembre. Les coutumes païennes persistèrent et Halloween, signifiant la veille de tous les saints, était fêtée le 31 octobre.

Un folklore irlandais exporté aux États-Unis

En Irlande, mais aussi en Écosse et au Pays de Galles, la célébration de Halloween a perduré. Vers 1600, la tradition était d’installer devant chez soi un navet dans lequel on avait placé une chandelle pour guider les âmes. Pour effrayer les mauvais esprits, des visages grimaçants étaient découpés dans les navets.

Au XIXe siècle, une grande famine s’est abattue sur l’Irlande. De nombreux Irlandais émigrèrent aux États-Unis emportèrent avec eux cette coutume : les citrouilles illuminées ont remplacé les navets.

Trick or Treat

Durant Halloween, les enfants, déguisés de manière effrayante, font du porte-à-porte en annonçant cette formule pour avoir quelques friandises. S’ils ne récoltent rien, ils sont autorisés à faire une farce.

Les origines de la coutume Trick or Treat (un mauvais tour ou un cadeau) sont méconnues. Cette pratique était fermement ancrée dans la culture américaine dès 1950, puisqu’on la retrouve dans le comic strip Peanuts, plus connu sous le nom Snoopy et les Peanuts, ainsi qu’un épisode de Disney avec Donald Duck, nommé « Trick or Treat ». Ceci dit, on retrouve dans certaines traditions celtiques de la Samhain des pratiques de déguisement, à l’aide de peaux d’animaux.

Au moyen-âge apparait la pratique du mumming dans les îles britanniques, qui consiste à se déguiser et à effectuer des pitreries en échange de nourriture ou de boisson. La Toussaint et la fête des Morts dans les pays celtiques conservaient aussi certains rituels de la Samhain : les pauvres frappaient aux portes des maisons riches et recevaient des soul cakes (gâteaux d’âme) en promesse de prières aux disparus de la maison. Cette pratique appelée souling a été par la suite confiée aux enfants.

En Écosse et en Irlande, les jeunes suivaient une pratique appelée guising : ils se déguisaient et demandaient des cadeaux de porte-à-porte. Au lieu de s’engager à prier pour les défunts, ils récitaient un poème, chantaient une chanson ou réalisaient un « tour » avant de réclamer leur cadeau, qui était le plus souvent un fruit sec ou une pièce.

Aujourd’hui, Halloween est une fête nationale aux États-Unis. En France, elle est apparue à la fin des années 1990, mais n’a pas le même succès qu’outre Atlantique.

Célébration d’Halloween

Ce jour-là, les enfants arborent des déguisements terrifiants et sonnent à toutes les portes pour demander des friandises. Les mamans sont mises à contribution pour la préparation des déguisements en  Sorcières, Dracula et chauve-souris d’un soir. Une citrouille est évidée afin de représenter un visage. Une bougie est placée en son centre afin de compléter l’emblème de ce jour.

Halloween dans le monde

  • En Irlande, la fête de Samhain reste populaire dans tout le pays. La ville la plus imprégnée des festivités reste Londonderry qui voit chaque année se dérouler un magnifique défilé.
  • À Hawaï, lors de la fête d’Halloween, le centre culturel polynésien organise à la nuit tombée une excursion sur le lagon. Sur des barques, on y découvre alors les mystères d’une maison hantée.
  • En Transylvanie, le pays de Dracula propose des bals costumés, visites et chasses aux sorcières dans les châteaux des Carpates. De très nombreuses animations sont aussi organisées dans la ville de Sighisoara.
  • Aux États-Unis, dans la ville de New-york est organisée la « world famous pumpkin race » qui permet à qui le souhaite de transformer une citrouille en petit bolide à roulettes. Ces dernières descendront la pente jusqu’à la mer pour finalement être dégustées.
  • À la Nouvelle-Orléans, c’est tout le mois d’octobre qui est à la fête avec des défilés et décorations de circonstance sur les murs des maisons. Le Voodoo Music Experiment clôt le tout avec des concerts partout dans la ville qui rassemblent de nombreux artistes internationaux.

 

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