Archives mensuelles : octobre 2017

18 octobre 2017

 

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Aujourd’hui, l’atelier Makey Makey a été annulé pour cause de problèmes techniques mais les jeunes ont participé à un atelier « Préparation d’Halloween » en remplacement.

Zoom sur la fête d’Haloween

La date de cette fête est fixe, chaque année elle a lieu le 31 octobre.

Origine d’Halloween

Le terme Halloween est l’abréviation anglaise d' »All Hallow’s Eve », qui pourrait être traduite comme la veille de Tous les Saints ou la veille de la Toussaint. Cette fête où l’on peut croiser des zombies, des vampires et autres déguisements effrayants, est en fait un héritage celtique d’une fête très ancienne, la fête de Samhain.

L’héritage d’une fête celtique

La fête de Samhain, Samain ou encore Samonios, est une célébration païenne et celtique qui commémorait la fin des moissons, la fin de l’été et le début de la saison courte (appelée la saison sombre en opposition avec la saison claire). Elle existe depuis environ 2500 ans et était fêtée le 31 octobre, qui correspondait au dernier jour de l’année du calendrier celte. Lors de cette célébration, les druides priaient les Dieux pour les remercier des récoltes de l’année écoulée et afin qu’ils assurent leur protection durant l’hiver.

La fête durait 7 jours, 3 jours avant la Samhain et 3 jours après, et était obligatoire. Elle avait pour but d’accueillir la nouvelle année, mais aussi les défunts, autorisés à rendre visite aux vivants ce seul jour de l’année. Les disparus étaient honorés par un grand repas et avaient leur place à table.

Les druides allumaient des feux sacrés pour faire revenir le soleil et chasser les mauvais esprits. Chaque habitant emportait chez lui une part de ce feu sacré pour allumer un foyer nouveau dans sa maison. La citrouille utilisée aujourd’hui comme lanterne pourrait rappeler les réceptacles utilisés pour ramener le feu chez soi, et qui étaient peut-être à l’origine des navets.

Reprise par les Romains puis par les catholiques

Quelques siècles plus tard, l’Empire romain a étendu son influence jusque dans les territoires celtiques : la fête de Samhain sera peu à peu remplacée par une célébration à la fin des moissons en l’honneur de Pomona, déesse des arbres fruitiers. La fête en l’honneur des disparus a cependant lieu le 21 février, dans le cadre de la célébration des Feralia.

AU IVe siècle, la religion chrétienne devient obligatoire dans tout l’Empire. Les fêtes païennes sont lentement remplacées par des fêtes religieuses : la Toussaint est célébrée dans un premier temps au temps pascal. Plus tard, au VIIIe siècle, le pape Grégoire III la fixa à la date du 1er novembre. Les coutumes païennes persistèrent et Halloween, signifiant la veille de tous les saints, était fêtée le 31 octobre.

Un folklore irlandais exporté aux États-Unis

En Irlande, mais aussi en Écosse et au Pays de Galles, la célébration de Halloween a perduré. Vers 1600, la tradition était d’installer devant chez soi un navet dans lequel on avait placé une chandelle pour guider les âmes. Pour effrayer les mauvais esprits, des visages grimaçants étaient découpés dans les navets.

Au XIXe siècle, une grande famine s’est abattue sur l’Irlande. De nombreux Irlandais émigrèrent aux États-Unis emportèrent avec eux cette coutume : les citrouilles illuminées ont remplacé les navets.

Trick or Treat

Durant Halloween, les enfants, déguisés de manière effrayante, font du porte-à-porte en annonçant cette formule pour avoir quelques friandises. S’ils ne récoltent rien, ils sont autorisés à faire une farce.

Les origines de la coutume Trick or Treat (un mauvais tour ou un cadeau) sont méconnues. Cette pratique était fermement ancrée dans la culture américaine dès 1950, puisqu’on la retrouve dans le comic strip Peanuts, plus connu sous le nom Snoopy et les Peanuts, ainsi qu’un épisode de Disney avec Donald Duck, nommé « Trick or Treat ». Ceci dit, on retrouve dans certaines traditions celtiques de la Samhain des pratiques de déguisement, à l’aide de peaux d’animaux.

Au moyen-âge apparait la pratique du mumming dans les îles britanniques, qui consiste à se déguiser et à effectuer des pitreries en échange de nourriture ou de boisson. La Toussaint et la fête des Morts dans les pays celtiques conservaient aussi certains rituels de la Samhain : les pauvres frappaient aux portes des maisons riches et recevaient des soul cakes (gâteaux d’âme) en promesse de prières aux disparus de la maison. Cette pratique appelée souling a été par la suite confiée aux enfants.

En Écosse et en Irlande, les jeunes suivaient une pratique appelée guising : ils se déguisaient et demandaient des cadeaux de porte-à-porte. Au lieu de s’engager à prier pour les défunts, ils récitaient un poème, chantaient une chanson ou réalisaient un « tour » avant de réclamer leur cadeau, qui était le plus souvent un fruit sec ou une pièce.

Aujourd’hui, Halloween est une fête nationale aux États-Unis. En France, elle est apparue à la fin des années 1990, mais n’a pas le même succès qu’outre Atlantique.

Célébration d’Halloween

Ce jour-là, les enfants arborent des déguisements terrifiants et sonnent à toutes les portes pour demander des friandises. Les mamans sont mises à contribution pour la préparation des déguisements en  Sorcières, Dracula et chauve-souris d’un soir. Une citrouille est évidée afin de représenter un visage. Une bougie est placée en son centre afin de compléter l’emblème de ce jour.

Halloween dans le monde

  • En Irlande, la fête de Samhain reste populaire dans tout le pays. La ville la plus imprégnée des festivités reste Londonderry qui voit chaque année se dérouler un magnifique défilé.
  • À Hawaï, lors de la fête d’Halloween, le centre culturel polynésien organise à la nuit tombée une excursion sur le lagon. Sur des barques, on y découvre alors les mystères d’une maison hantée.
  • En Transylvanie, le pays de Dracula propose des bals costumés, visites et chasses aux sorcières dans les châteaux des Carpates. De très nombreuses animations sont aussi organisées dans la ville de Sighisoara.
  • Aux États-Unis, dans la ville de New-york est organisée la « world famous pumpkin race » qui permet à qui le souhaite de transformer une citrouille en petit bolide à roulettes. Ces dernières descendront la pente jusqu’à la mer pour finalement être dégustées.
  • À la Nouvelle-Orléans, c’est tout le mois d’octobre qui est à la fête avec des défilés et décorations de circonstance sur les murs des maisons. Le Voodoo Music Experiment clôt le tout avec des concerts partout dans la ville qui rassemblent de nombreux artistes internationaux.

 

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11 octobre 2017

 

atelier du 16 mars journal

La séance d’aujourd’hui s’est axée autour du Prix Nobel de la paix qui a été décerné vendredi dernier à l’ICAN, la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires. L’occasion pour nous de découvrir ce prix.

Le Prix Nobel, qu’est-ce que c’est ?

Comme l’avait décidé Alfred Nobel, chaque année depuis 1901, un comité nommé par le parlement norvégien désigne un lauréat du Prix Nobel de la paix.

Ce prix international récompense des personnes ou des organisations qui œuvrent pour la paix  et les droits de l’homme. Les lauréats gagnent environ 8 millions de couronnes suédoises ce qui représente environ un peu plus de 900 000 euros. Généralement, les lauréats font don de cette somme à des associations humanitaires. En recevant ce prix, les lauréats gagnent surtout en célébrité et en respect. Avec ce prix, leurs actions sont mises en avant et les aide à mener leur combat pour la paix.

Il n’y a pas d’âge pour recevoir ce prix, Mère Teresa l’a obtenu à 69 ans et Malala Yousafzai  à 17 ans en 2014.

Et le Prix Nobel 2017 ?

Le 06 octobre 2017, c’est l’ICAN  qui a été le lauréat du prix Nobel de la Paix.  C’est un collectif d’organisations non gouvernementales qui mène un combat acharné pour l’interdiction et l’élimination des armes nucléaires qui sont plus que jamais au cœur des tensions internationales en Iran ou en Corée du Nord. Son objectif est donc de sensibiliser les citoyens et de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils entament des « négociations sur un traité d’interdiction des armes nucléaires ». Ce collectif a été lancé en 2007 et regroupe 424 organisations non-gouvernementales, dont 56 en France, dans 95 pays.