3 mai 2017

atelier du 16 mars journal

La séance d’ aujourd’hui s’est axée sur l’entre-deux-tours  des élections présidentielles et une première en termes de technologie mondiale, à savoir la NanoCar Race, une course de « nanovoitures » qui s’est déroulée à Toulouse, vendredi et samedi dernier.

Zoom sur l’entre-deux-tours des élections présidentielles :

Depuis dimanche 23 avril, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont repris leur campagne pour convaincre les électeurs de voter pour eux, le 7 mai prochain. Les deux candidats se rencontreront, ce soir à 21h, lors d’un débat télévisé qui sera diffusé sur TF1 et France 2.

Une autre actualité qui s’est déroulée les vendredi 28 et samedi 29 avril, à Toulouse, a attiré notre attention. Il s’agit de la NanoCar Race (« course de nanovoitures » en français).

C’est quoi des nanovoitures ?

Le préfixe « nano » signifie une toute petite taille. On l’utilise pour mesurer, par exemple, des objets en nanomètres : 1 nanomètre est 1 million de fois plus petit qu’un millimètre et 1 milliard de fois plus petit qu’un mètre. Ainsi, la NanoCar Race est une course de voitures, comme une course de Formule 1, sauf que là, les voitures sont invisibles à l’œil nu.

Comment la course s’est-elle passée ?

Ces voitures de quelques nanomètres de longueur ont été propulsées grâce à de petites impulsions électriques et elles se sont affrontées, durant 36h, sur un circuit composé d’atomes d’or. Comme lors d’une course de Formule 1, chaque équipe a du parcourir le plus vite possible le circuit, depuis les deux atomes représentant le départ jusqu’aux deux atomes d’arrivée. Les pilotes ont été obligés de les manipuler en regardant dans un microscope très puissant appelé un microscope « à effet de tunnel ».

Qui étaient les participants à cette course ?

6 équipes étaient inscrites : une équipe américo-autrichienne, l’American-Austrian NanoPrix Team ; une équipe allemande, la Nano-Windmill Company, une équipe japonaise, la NIMS-MANA team, une équipe de l’Université de l’Ohio (USA), l’Ohio bobcat Nano-wagon Team, une équipe suisse, la Swiss Team et enfin, une équipe française de Toulouse, le Toulouse Nanomobile Club.

Mais, comme à Toulouse, il n’y avait de la place que pour 4 équipes derrière le microscope, deux équipes ont participé à distance, depuis leurs propres laboratoires (l’équipe Autrichienne et l’équipe de l’Université de l’Ohio).

Quels sont les intérêts de cette course ?

L’idée de cette course, à la fois scientifique et grand public, vient de Christian Joachim, directeur de recherche au CNRS à Toulouse. Il explique comment cette idée lui est venue.  « En 2012, je devais écrire un article d’accompagnement pour deux papiers scientifiques publiés dans la revue américaine ACS Nano concernant l’un, une molécule-moteur et l’autre, une voiture moléculaire. J’ai cherché à rendre ce texte plus attractif…Et c’est là que l’idée d’organiser une course de NanoCars m’est venue ».

Pour Christian Joachim, « ce type de course permet aux chercheurs de mieux comprendre comment la matière peut être manipulée à une toute petite dimension. Si on arrive à bouger ses voitures, cela permettra de progresser et d’arriver à fabriquer des objets de plus en plus petits. Par exemple, des circuits électroniques miniatures. Cela permettra aussi, d’arriver à mieux recycler les matériaux de notre environnement. Cette course de nanovoitures a donc beaucoup d’intérêts et en plus elle va nous permettre de bien nous amuser ! »

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