Archives mensuelles : mars 2017

29 mars 2017

atelier du 16 mars journal

La séance d’ aujourd’hui s’est axée sur la manifestation nationale qui a eu lieu du 20 au 25 mars 2017 au sein de nombreux établissements scolaires (écoles maternelles et primaires, collèges et lycées) à savoir, La Semaine de la presse et des médias dans l’École, organisée par le Clemi (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information). Cette manifestation a pour but de faire connaître l’univers des médias aux jeunes et de mettre en lumière les enjeux culturels et démocratiques de ces supports. Le thème de cette 28e édition était « D’où vient l’info ? »

  «  La semaine de la presse et des médias dans l’école », dans quel but ?

Cette manifestation permet d’aider les élèves, de la maternelle au Lycée à :

Comprendre le système des médias, former leur jugement critique, développer leur goût pour l’actualité et enfin, forger leur identité de citoyen.

A l’aide de ce thème, « D’où vient l’info ? », l’éducation des élèves aux médias et à l’information s’impose comme un enseignement au pluralisme, à la liberté d’opinion, à la liberté d’expression et au respect du débat démocratique dans une République laïque.

L’occasion est également donnée, à poser le problème de la vraie information et de la fausse information.

La vraie information provient d’une source fiable, la véracité de l’information peut être prouvée, c’est la base du métier de journaliste. Ainsi, une mauvaise fiabilité de la source ainsi qu’une information non vérifiée peuvent entraîner une mauvaise information et  engendrer de lourdes conséquences.

 

Quelques exemples :

En Aveyron, Les élèves de l’école primaire de Pont-de-Salars, ont découvert les différents métiers de la presse et ont assisté à une visioconférence avec un journaliste de «Reporters sans frontières». Ils ont ainsi pu poser toutes leurs questions. Lors de cette semaine, ils ont également  appris comment vérifier les informations.

En Corse, au collège Fium’Orbu,  les élèves de la classe de troisième bilingue ont pu poser leurs questions à des journalistes de presse locale. Ainsi, des questions sur le métier, la déontologie, les études, la recherche de l’information et sa vérification où encore le vocabulaire spécifique, ont pu être posées aux professionnels de la presse.

22 mars 2017

 

atelier du 16 mars journal

 

La séance d’aujourd’hui s’est axée sur l’élection présidentielle en France. Depuis samedi dernier, la liste officielle des candidats a été publiée et le 23 avril prochain, aura lieu le premier tour de l’élection présidentielle.

Comment s’organise cette élection ? Qui peut voter ? Et surtout, qui se présente ?

 Autant de  questions qui  nous permettent de mieux comprendre et de bien suivre cette élection.

En France, on vote pour élire le président de la République tous les 5 ans, au suffrage universel direct (système électoral dans lequel sont électeurs tous les citoyens qui jouissent de leurs droits civiques et votant pour un candidat à l’élection).  L’élection présidentielle se déroule en 2 tours. Le premier aura lieu le dimanche 23 avril. Si un candidat obtient plus de 50 % des voix, il sera élu. Sinon, un second tour aura lieu le dimanche 7 mai et  il départagera les 2 candidats qui auront eu le plus de voix.

La dernière élection présidentielle a eu lieu en 2012 et depuis 5 ans, c’est François Hollande qui occupe le poste de président de tous les Français.

Qui peut voter ?

Pour voter, il faut avoir plus de 18 ans, avoir la nationalité française, être inscrit sur les listes électorales et être en possession de ses droits civiques.

Qui se présente ?

Samedi dernier, le conseil constitutionnel a annoncé les candidats figurant sur la liste officielle. Pour figurer sur celle-ci, les candidats ont dû obtenir le soutien écrit de 500 élus : des maires, des députés, etc.

11 candidats ont obtenu les parrainages nécessaires et vont donc, s’affronter dans la course à l’Elysée.

Il s’agit de Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), François Asselineau (Union populaire républicaine), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France !), François Fillon (Les Républicains), Benoît Hamon (Parti socialiste), Jean Lassalle (Résistons !), Marine le Pen (Front national), Emmanuel Macron (En marche !), Jean-luc Mélenchon (La France insoumise) et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste).

 Le calendrier de l’élection présidentielle 2017 en 4 dates :

-18 mars : La liste officielle des candidats est publiée

-10 avril : C’est le début de la campagne électorale

-23 avril : C’est le vote du 1er tour de l’élection

-7 mai : C’est le vote du 2e tour de l’élection, le candidat gagnant est élu président de la République française.

 

 

15 mars 2017

atelier du 16 mars journal

Aujourd’hui, la séance portait sur le droit de vote des femmes et une initiative du collège Banon dans les Alpes-de-Haute-Provence « Silence, on lit ! ».

Depuis quand les femmes ont-elles le droit de voter ?

Au cours de l’histoire, les femmes n’ont pas toujours eu les mêmes droits que les hommes, comme par exemple, le droit de vote. Si aujourd’hui les femmes ont le droit de voter et d’être candidate à des élections dans les pays démocratiques, il n’en a pas toujours été ainsi. Le droit de vote pour les femmes existe depuis environ 150 ans. Avant cela, les femmes étaient jugées « irresponsables » et  leurs rôles étaient de rester à la maison pour s’occuper de leur foyer et éduquer les enfants. Mais peu à peu, les mouvements féministes sont apparus pour réclamer le droit de vote des femmes. Avant le XXe siècle, quelques pays accordent le droit de vote aux femmes mais provisoirement. Il faut attendre 1893 pour que ce droit soit enfin légalisé en Nouvelle-Zélande. Ensuite, vient la Finlande en 1906, la Norvège en 1913 et le Danemark en 1915. En 1918 et 1919, de nombreux pays légalisent à leur tour ce droit de vote comme l’Allemagne, Le Royaume Uni, les Etats-Unis et le Canada. En France, pays des Droits de l’Homme, il faut attendre 1944. Aujourd’hui, dans tous les pays démocratiques, les femmes ont le droit de voter et d’être candidate à des élections. Même si elles sont très peu nombreuses à être à la tête d’un Etat.

Qu’est-ce que l’initiative « Silence, on lit ! » ?

Chaque jour, les élèves du collège de Banon consacrent un quart d’heure à la lecture juste avant la reprise des cours de l’après-midi à 13H40. Une petite cloche retentit et  tous les élèves  sortent un livre de leur choix sauf journaux, magazines et ouvrages scolaires. Professeurs, Personnels administratifs et Techniques se prêtent également à l’exercice. Ainsi, chaque jour, les élèves devront avoir dans leur cartable un livre, leur livre.

Un rendez-vous instauré par la principale du collège, inspiré par l’exemple d’un lycée turc, pour redonner aux élèves le goût à la lecture. L’idée est née en Turquie, dans un lycée d’Ankara. Depuis 15 ans dans cet établissement, tous les jours à la même heure, tout le monde (élèves, professeurs, employés et personnel administratif) fait une pause et lit un livre de son choix pendant quinze minutes.
S’ensuivent des discussions, des recommandations, des échanges où chacun exprime librement ses goûts et ses réflexions.
Les effets bénéfiques de ce temps de lecture sur les élèves comme sur les adultes sont évidents : Le développement de la curiosité, de l’esprit critique, l’amélioration de l’expression écrite et orale, des relations élèves-professeurs, et aussi l’amélioration du climat scolaire.

Ainsi, la principale du collège explique son initiative, « Silence on lit !  Invite à la pratique quotidienne de la lecture, à l’école qui est l’endroit et le moment de la prise des bonnes habitudes. Convaincue que la lecture est une activité nécessaire et bénéfique pour mieux vivre ensemble, nous avons besoin plus que jamais du silence et des partages que le livre rend possible. »

Pour Jessica cette initiative « permet de se calmer, de canaliser son énergie pour bien travailler l’après-midi », pour Lina « c’est bien, ça peut aider ceux qui ont des difficultés à lire chez eux », pour Bintou « cette action permet de se rapprocher les uns et les autres autour d’une activité commune » et enfin Maelys, « C’est bien parce qu’ils sont tous ensemble pour l’activité ».

08 mars 2017

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« C’est juste une p’tite chanson » est le nouveau tube des Enfoirés 2017, nom que prend depuis 1989, un regroupement d’artistes et de personnalités, qui vont collecter des fonds pour l’association les Restos du Cœur grâce à leur tournée de concert et la vente de CD. Les 10 et 11 mars, c’est le lancement de la collecte nationale, des milliers de bénévoles vont collecter dans 6 000 grandes surfaces partout en France des produits destinés aux Restos du coeur.

C’est un humoriste français, Coluche, qui a créé cette association qui distribue depuis plus de 30 ans un repas chaud à ceux qui ont faim. L’occasion pour nous aujourd’hui, de faire un zoom sur Coluche et son association les Restos du cœur.

Mais Coluche, c’est qui ?

Michel Colucci, dit Coluche, est un humoriste et comédien d’origine italienne, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 19 juin 1986 à Opio (Alpes-Maritimes). Orphelin de père à l’âge de trois ans, il commence à travailler dès l’âge de 15 ans. En 1968, il devient chanteur ambulant. Puis, il joue au « Café de la gare » où des jeunes artistes le rejoignent comme Gérard Depardieu, Miou-Miou, Patrick Deweare, Renaud…Plus tard, avec des copains, il fonde la troupe « Le vrai chic parisien ». C’est au tout début de sa carrière qu’il adopte le pseudonyme « Coluche » à 26 ans.

A partir de 1974, Coluche réalise ses premiers spectacles en solo et acquiert la notoriété à la télévision et à la radio avec ses sketchs « C’est l’histoire d’un mec » et le « Schmilblick ». Il utilise son humour décapant pour remettre en question la morale, la religion et la politique et tous les travers de la société. De 1978 à 1979, il anime sur Europe n°1 l’émission « On n’est pas là pour se faire engueuler. » En 1981, il se porte candidat à l’élection présidentielle.

Au cinéma, Coluche interprète de nombreuses comédies (L’aile ou la cuisse, Le maître d’école, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, Banzaï, Inspecteur la Bavure…) et il reçoit le César du meilleur acteur pour « Tchao Pantin » en 1983.

En 1985, Coluche qui aime la provocation monte un faux mariage canular avec Thierry Le Luron, « pour le meilleur et pour le rire« . La même année, il bat le record du kilomètre lancé à moto.

Révolté par la détresse de ceux qui souffrent de la précarité, Coluche se lance dans l’humanitaire en fondant les « Restos du cœur« , en septembre 1985, dans le but de donner des repas aux sans-logis, en particulier pendant les mois d’hiver. Vingt ans après, la précarité n’a pas cessé de croître, comme le nombre de repas fournis par les « restos du cœur ».

Coluche meurt le 19 juin 1986 dans un accident de moto.

Et les Restos du cœur, c’est quoi ?

Les Restaurants du cœur – Les Relais du cœur, connus sous le nom de Les Restos du cœur, est une association de loi 1901 à but non lucratif et reconnue d’utilité publique créée en France, par Coluche en 1985.

Coluche explique pourquoi il les a créés : « ils ont pour but d’aider et d’apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu’à toute l’action contre la pauvreté sous toutes ses formes. »

Cette association a pour particularité d’avoir bénéficié du soutien de plusieurs personnalités françaises, dès ses débuts, et d’une vaste médiatisation, ce qui retient l’attention de la classe politique, permet d’établir de nouvelles lois, et attire la participation de nombreux bénévoles.

Le premier restaurant ouvre ses portes le 21/12/1985, sous une tente dans un terrain vague du 19e arrondissement.

Quelques chiffres :

 11, c’est le nombre d’antennes nationales qui composent Les Restos du cœur,

 119, c’est le nombre d’associations départementales qui y participent,

 2 000, c’est le nombre de centres partout en France.

71 000, c’est le nombre de bénévoles.

01 mars 2017

 

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La séance d’aujourd’hui s’est axée autour d’un événement à venir :  La Journée internationale des femmes, célébrée chaque année partout dans le monde le 8 mars. Une occasion de faire découvrir des femmes qui ont marqué l’histoire et notamment Rosa Parks avec la présentation du livre d’Eric Simard : La femme noire qui refusa de se soumettre : Rosa Parks, illustré par Carole Gourrat, aux éditions Oskar Jeunesse.

-La Journée internationale des femmes, c’est quoi?

L’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

La création d’une Journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Cette journée est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, puis en France en 1982.

Traditionnellement les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes de part le monde.

La Journée des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car l’égalité entre les hommes et les femmes n’ est toujours pas atteinte.

Des femmes qui ont marqué l’histoire:

Voici quelques femmes qui ont marqué l’histoire,  qu’elles soient : scientifique, comédienne, écrivaine, aventurière, ministre, écolière ou encore espionne, toutes ces femmes ont un point commun : elles se sont battues pour avoir les mêmes droits que les hommes et obtenir les mêmes libertés. Pour cela, elles ont bousculé les mentalités et pris de sacrés risques ! Elles ont vécu à des époques très différentes et s’appellent :

Olympe de Gouges, une écrivaine.

Louise Michel, une institutrice.

Louise de Bettignies, une espionne.

Lucie Aubrac, une professeure et résistante.

Julie-Victoire Daubié, la première bachelière.

Claudie Haigneré, une spationaute.

Malala Yousafzai, une écolière.

George Sand, une écrivaine.

Alexandra David-Néel, une exploratrice.

Simone Veil, une femme politique.

Marie Curie, une scientifique.

Nicole Abar, une sportive.

Rosa Parks, une militante contre le racisme.

-Zoom sur Rosa Parks à partir du livre d’Eric Simard:

Rosa Parks  est née le 4 février 1913, à Tuskegee, en Alabama, aux États-Unis. Son père était charpentier et sa mère institutrice. Ses parents se séparent alors qu’elle est  encore très jeune. Durant son enfance, elle fait l’expérience du racisme. À son époque, les Blancs et les Noirs n’ont pas les mêmes droits. En tant que Noire, elle était  très souvent victime de discrimination.

Sa famille s’est toujours battue pour l’égalité entre les individus et contre le racisme.

Grâce à sa mère, elle a eu la chance d’apprendre à lire et a pu faire des études.

À 19 ans, elle épouse Raymond Parks. Il est membre de la NAACP, une association qui lutte pour les droits des Noirs. Très vite, elle s’implique également dans cette association. Elle se bats pour la reconnaissance de l’égalité des droits entre les Noirs et les Blancs, pour qu’il n’y ait plus de différences entre les « races ».

A son époque, la ségrégation raciale se vivait au quotidien. Par exemple, les bus étaient divisés en deux, avec une ligne de démarcation au milieu. Les sièges à l’avant du bus étaient réservés aux Blancs. Les sièges à l’arrière étaient réservés aux Noirs et il était formellement interdit pour les Noirs de s’ asseoir sur les sièges réservés aux Blancs.

Le 1er décembre 1955, Rosa Parks s’est assise sur un siège à l’avant du bus, dans la ville de Montgomery. Le conducteur lui a demandé de céder sa place à un Blanc qui n’avait plus de place pour s’asseoir. Elle a refusé. En agissant de cette manière, elle violait la loi de la ville. Elle a été arrêtée et condamnée à payer une amende de 15 dollars.

Son arrestation provoque une grande vague de protestation. Un jeune pasteur de la ville, Martin Luther King, organise un mouvement de boycott des bus. Ce mouvement va prendre beaucoup d’ampleur. Pendant 380 jours, les Noirs vont refuser de prendre le bus.

Au final, son geste aura de nombreuses conséquences.

En 1956, la Cour suprême des Etats-Unis déclare que la ségrégation raciale ne respecte pas la loi américaine. C’est une grande victoire. Les Noirs ont enfin les mêmes droits que les Blancs. Il n’y a plus de différences.

Rosa Parks devient le symbole de la lutte pour l’égalité et la justice. On lui donne le surnom de « mère du Mouvement des droits civiques ».

Après ces événements, elle a perdu son travail et elle est  partie travailler comme couturière à Detroit, avant de devenir la secrétaire d’un député.

Elle meurt  le 24 octobre 2005.

Son action a été reconnue par tous. Elle été décorée de la médaille de la liberté par Bill Clinton, qui était président des États-Unis. Et elle à même reçu un hommage public après sa mort. Ce fut la première femme aux États-Unis à recevoir cet honneur.