14 novembre 2018

atelier du 16 mars journal

Aujourd’hui, la séance s’est axée autour de « La Journée Mondiale du Diabète » organisée, ce jour, partout dans le monde.

Zoom sur « La Journée Mondiale du diabète » :

C’est quoi le diabète ?

Le diabète est une maladie chronique provoquée par un trouble du métabolisme des glucides et  caractérisée par un taux anormalement élevé de sucre dans le sang en permanence. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) Cette pathologie concerne plus de 422 millions de personnes dans le monde, et plus de 3,3 millions de personnes sont traitées pour un diabète en France.

Dans le monde, 1 personne sur 2 est atteinte de diabète sans le savoir.

On dit d’une personne qu’elle est diabétique lorsque son taux de sucre dans le sang est : À deux reprises  ≥  1,26 g/L à jeun, Ou  ≥ 2 g/L à n’importe quel moment de la journée,  et qu’il est associé à des symptômes : par exemple : soif importante, envie fréquente d’uriner, amaigrissement, Ou encore, ≥  2g/L 2 heures après ingestion de 75g de glucose.

Il existe trois types de diabète :

Le diabète de type 1 :

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, le pancréas devient incapable de produire une quantité d’insuline suffisante pour réguler le taux de glucose dans le sang.

Ce type de diabète, anciennement appelé « diabète insulino-dépendant (DID) » ou « diabète juvénile » se développe le plus souvent pendant l’enfance ou l’adolescence, mais peut aussi survenir chez l’adulte. Ce diabète peut être héréditaire.

QU’EST-CE QUE CELA SIGNIFIE ?

Les cellules du pancréas, qui fabriquent l’insuline, sont détruites par le système de défense de l’organisme (le système immunitaire). Le pancréas, ayant perdu ses cellules, ne peut plus produire d’insuline.

Normalement, après un repas, quand le taux de sucre (glucose) dans le sang augmente, le corps sécrète de l’insuline. Grâce à cette insuline, le sucre présent dans le sang peut pénétrer à l’intérieur des cellules, pour être stocké et fournir de l’énergie. Ainsi, le taux de sucre dans le sang baisse. Si au contraire, le corps ne secrète pas assez d’insuline, le taux de sucre dans le sang reste trop élevé.

Le diabète de type 2 :

C’est la forme la plus fréquente parmi les différents types de diabète. Il se caractérise par un diagnostic plus tardif que dans le diabète de type 1. En France, il concerne environ 90% de la population diabétique soit plus de 3,3 millions de personnes traitées pour un diabète en France.

Le diabète de type 2 est aussi appelé « diabète gras » car il survient à l’âge adulte et chez des personnes en surpoids ou obèses.

Il existe deux types d’anomalies pour ce type de diabète :

L’insulinorésistance : il s’agit d’une anomalie des effets de l’insuline sur ses tissus cibles tels que le foie et le muscle, ce qui entraîne une résistance de l’organisme à l’action de l’insuline.

Le pancréas continue de fabriquer de l’insuline mais cette dernière est mal utilisée par l’organisme, ce qui ne permet pas au sucre (glucose) d’être bien absorbé par les cellules. On dit alors de la personne diabétique de type 2 qu’elle est « résistante à l’insuline ».

L’insulinopénie : anomalie de la sécrétion d’insuline par le pancréas, qui peu à peu s’épuise et n’est plus capable de produire une quantité suffisante d’insuline.

Quels sont les principaux facteurs qui favorisent l’apparition de ce type de diabète ?

– L’obésité, notamment abdominale

– L’hérédité

– La sédentarité

– L’âge

– Les habitudes alimentaires

– Les antécédents de diabète gestationnel

Et enfin, le diabète gestationnel :  

Le diabète gestationnel est défini comme un trouble de la tolérance au sucre conduisant à une hyperglycémie, qui est découverte pour la première fois pendant la grossesse. Après l’accouchement, la glycémie peut redevenir normale ou le diabète peut persister.

Ce diabète peut également récidiver à chaque grossesse ou même en dehors de toute grossesse. C’est pour cette raison que la glycémie doit être contrôlée 3 mois après l’accouchement, puis annuellement et à chaque nouvelle grossesse. Ce diabète concerne moins d’une femme sur 10.
Pourquoi cette journée ?

Information, prévention, prise en charge et accompagnement des patients sont des aspects essentiels pour faire reculer cette maladie.
Professionnels de santé et grand public doivent prendre conscience de l’importance de la prévention pour identifier les risques au plus tôt, pour les prévenir et les maîtriser.

La Journée Mondiale du Diabète, organisée par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), est la plus importante campagne mondiale de sensibilisation au diabète. Elle a été lancée en 1991 comme symbole d’une mobilisation collective. Son objectif : mieux faire connaître le diabète, sa prise en charge et surtout les moyens de le prévenir.

Les participants et les actions menées ?

La Journée Mondiale du Diabète est célébrée dans le monde entier par les 190 associations membres de la Fédération Internationale du Diabète (FID) dans 150 pays, ainsi que par d’autres associations, des prestataires de soins de santé, et des personnes avec un intérêt pour le diabète. Les associations membres de la FID organisent un grand nombre d’activités qui sont ciblées vers une variété de groupes, telles que : Emissions de radio et de télévision, Manifestations sportives, Tests de dépistage gratuits, Réunions d’information du public, Campagnes d’affichage (posters et dépliants), Ateliers et expositions sur le diabète, etc…

Ce sont des temps d’échange conviviaux et de sensibilisation à la prévention, pour mieux vivre, mieux manger, bouger plus !

7 novembre 2018

atelier du 16 mars journal

Aujourd’hui, la séance s’est axée sur la 4e édition de «  La Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire » qui se déroulera demain, jeudi 08 novembre 2018.

Zoom sur La journée nationale contre le harcèlement scolaire :

Cette journée de sensibilisation a été voulue par le gouvernement français en 2015 et plusieurs années plus tard, le sujet reste hélas d’actualité.

Détecter les harcèlements, libérer la parole, permettre aux victimes de trouver l’aide nécessaire, font partie des buts de cette journée.

C’est ainsi, l’occasion de rappeler combien la prévention et la lutte contre le harcèlement sont fondamentales pour permettre aux élèves d’avoir une scolarité épanouie dans le cadre de l’école de la confiance.

Après le harcèlement en primaire, le cyberharcèlement et le rôle du témoin, cette campagne sera consacrée au cyberharcèlement à caractère sexiste et sexuel, avec une attention particulière portée aux violences en ligne liées à la diffusion d’images intimes à l’insu des victimes (« le sexting non consenti » ou « revenge porn »).

Les violences répétées, physiques, psychologiques et verbales ne s’arrêtent pas à l’enceinte de l’établissement scolaire. Elles se poursuivent sur les téléphones portables, sur internet et les réseaux sociaux. Il est important de savoir que le « revenge porn » est un délit. Depuis 2016, l’article 226 -1-2  du code pénal prévoit des sanctions plus importantes et une reconnaissance des faits simplifiée  pour des internautes qui diffusent des images intimes, et ce, que ce soit avec ou sans consentement.

Quelques chiffres :

En 2017 :

  • 18 % des collégiens déclarent avoir subi au moins une atteinte via les réseaux sociaux ou par téléphone portable (usurpation d’identité, vidéo humiliante ou diffusion de rumeurs).
  • 7 % des collégiens déclarent avoir subi plusieurs atteintes, insultes ou humiliations par les réseaux sociaux ou par téléphone portables, ce qui s’apparente à du cyberharcèlement. Il est davantage subi par les filles (8 % contre 6 % pour les garçons) et par les élèves de troisième.

(source Depp, « Écoles, établissements, climat scolaire », Note d’information, n° 17.30, décembre 2017)

Les différentes actions menées :

L’interdiction du portable à l’école et au collège est un élément essentiel de cette lutte contre le harcèlement.

Dans ce contexte, les actions de sensibilisation se sont intensifiées.  Des actions de formation à destination des professionnels  sont mises en place afin d’améliorer la prévention de ces phénomènes.

Cette journée s’inscrit dans la cadre du plan d’actions, qui s’articule autour de quatre axes : informer, former, prendre en charge et prévenir, que s’est fixé le ministère de l’Education nationale pour combattre ce fléau.

Le harcèlement remet en cause sérieusement notre modèle républicain fondé sur le vivre ensemble et le respect d’autrui.

Cette campagne de sensibilisation contre le harcèlement s’inscrit par conséquent dans le programme d’éducation à la citoyenneté des élèves, et plus largement dans le cadre du plan de prévention des violences des établissements.

La mise en place d’un prix pour lutter contre le harcèlement :

Le prix « Non au harcèlement » propose aux classes, du cycle 3 jusqu’ au lycée, de créer une affiche ou une vidéo sur le thème du harcèlement. L’objectif est de sensibiliser les élèves et de leur donner la parole.

Les liens utiles :

-Pour s’inscrire et participer  au prix  » Non au harcèlement »  : http://eduscol.education.fr/cid72752/prix-non-au-harcelement-2018-2019.html

– Sur facebook : Non au harcèlement à l’école

– Enfin, un numéro vert a été mis en place pour les signalements: 3020

 

 

17 octobre 2018

atelier du 16 mars journal

 

La séance du jour, s’est axée autour de la  « Journée internationale des droits des filles  » qui s’est déroulée le 11 octobre dernier.

Zoom sur cette journée :

Depuis 2012, le 11 octobre a été désigné « journée internationale des droits des filles » par les Nations unies, afin de promouvoir « l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux ». Cette  journée met l’accent sur le fait que des millions de filles vivent, actuellement, dans des situations d’urgence. C’est donc, un moment dédié à la lutte contre toutes les formes de discrimination dont elles font l’objet.

Cette journée « est l’occasion de rappeler que l’éducation des filles est un levier inestimable pour lutter contre l’extrême pauvreté » estime l’ONG ONE.

Quelques chiffres et constats :

Selon l’ONG ONE, neuf des dix pays du monde où les filles ont le moins accès à l’éducation sont en Afrique, le premier étant le Soudan du Sud (15,93 %), suivi par la Centrafrique (17,75 %), le Niger (21,5 %), l’Afghanistan (23,51 %), le Tchad (27,16 %), le Mali (29,28 %), la Guinée (30,35 %), le Burkina Faso (33,03 %), le Liberia (36,2 %) et l’Ethiopie (36,79 %).

L’accès des filles à l’éducation et la poursuite de leur scolarité se heurtent à de nombreux obstacles sociaux, culturels et économiques. Dans les dix pays du classement, plus de la moitié des filles se marient avant leur 18e anniversaire et, en moyenne, une fille sur quatre est obligée de travailler.

39 millions de filles n’ont pas accès à l’école primaire dans le monde.

-Lorsque une fille est scolarisée pendant une année de plus, la mortalité infantile diminue de 5% à 10% et ses futurs revenus augmentent en moyenne de 25%.

Quand une mère sait lire, il y a 50% de chances pour que son enfant survive au-delà de l’âge de 5 ans.

-Si les jeunes filles étaient aussi actives économiquement que les jeunes garçons, les PIB nationaux pourraient augmenter 4,4% plus vite et cela atténuerait la pénurie de compétences.

Le monde compte aujourd’hui 1,1 milliard de filles. Elles débordent de talent et de créativité, mais leurs rêves et leur potentiel sont souvent minés par la discrimination, la violence et l’inégalité des chances…

L’UNICEF exerce une action de sensibilisation à leurs droits pour autonomiser les filles et les femmes et les aider à la réalisation de leur potentiel avec un plan d’action  sur le terrain qui se focalise sur 4 priorités de développement :

  1. Combattre le mariage des enfants
  2. Augmenter l’éducation secondaire des filles
  3. Promouvoir la santé des adolescents en se préoccupant des spécificités selon les sexes
  4. Lutter contre les violences liées au genre

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10 octobre 2018

atelier du 16 mars journalLa séance d’aujourd’hui, s’est axée à partir de la Semaine mondiale de l’espace qui se déroule, du 4 au 10 octobre.

Zoom sur la Semaine mondiale de l’espace :

Cette opération, qui a lieu chaque  année, permet de faire connaître les programmes spatiaux, les métiers de l’espace et inciter les plus jeunes à rêver d’embarquer, un jour, à bord de la Station spatiale internationale.

Depuis 2007, plus de 94 pays et près de 1,3 million de personnes ont déjà participé à quelque 2 250 événements liés à cette célébration, dans le monde.

Les dates de célébration de la Semaine mondiale de l’espace rappellent celle du lancement, le 4 octobre 1957, du premier satellite artificiel, Spoutnik I, et de l’entrée en vigueur, le 10 octobre 1967, du Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes.

Chaque année, le Conseil mondial de la Semaine mondiale de l’espace retient donc un thème en étroite collaboration avec le Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (UNOOSA).

Le Thème de cette année est : « L’espace rassemble le monde »

Une question a été posée  : « Est-ce que beaucoup de femmes sont allées dans l’espace ? »

En 1960, au moment du début de la conquête spatiale, aller dans l’espace était un domaine réservé aux hommes.

C’est Valentina Terechkova, une astronaute russe, qui alors qu’elle avait 26 ans, fut la 1ère femme à être partie dans l’espace, le 16 juin 1963.

Pour la France, c’est Claudie Haigneré qui, il y a 15 ans, est devenue la première astronaute Française et la première  astronaute Européenne à monter à bord de l’ISS. Elle est partie 2 fois dans l’espace, en 1996 et en 2001.

Aujourd’hui, sur 545 astronautes à avoir conquis les étoiles, seulement 60 sont des femmes !

30 mai 2018

 

 

atelier du 16 mars journal

Ce sont bientôt les vacances scolaires d’été,  l’occasion pour nous aujourd’hui,  d’axer la séance sur les bienfaits du soleil pour le corps et  les inconvénients de celui-ci lors d’une trop forte exposition.

Les bienfaits du soleil pour notre corps :

Le soleil permet d’être en pleine forme et de fabriquer la vitamine D, une vitamine essentielle à notre croissance.

Quelques minutes d’exposition au soleil suffisent pour provoquer une action positive sur notre moral. En effet, la lumière passe par l’œil qui envoie un message à notre cerveau. Ainsi, l’humeur est améliorée tout comme le rythme du sommeil.

Mais attention, une exposition au soleil trop intense, surtout en été où les rayons du soleil sont très puissants, est néfaste pour le corps.

Les inconvénients d’une forte exposition au soleil :

La lumière du soleil est très puissante en été et il ne faut pas s’exposer trop longtemps surtout entre 12h et 14h. Des soucis de santé peuvent apparaitre comme des coups de soleil entraînant de fortes brulures, des conséquences sur nos yeux, une déshydratation  ou encore le cancer de la peau.

C’est pourquoi, lors d’une exposition au soleil, il vous faut, ne pas rester trop longtemps au soleil, se couvrir la tête avec un chapeau, une casquette…, porter des lunettes de soleil et des vêtements amples et  adaptés en coton ou matières naturelles (lin…) sans oublier de mettre une crème solaire avec un fort indice et de s’hydrater en buvant régulièrement de l’eau.

Toute l’équipe de la médiathèque vous souhaite un très bel été !

22 mai 2018

atelier du 16 mars journal

En ce moment, nous  entendons beaucoup parler de Mai 1968 car cette année, nous  fêtons les 50 ans de cette période mouvementée en France. En effet, durant plusieurs semaines, des grèves ont mobilisé des millions de Français.

Zoom sur Mai 68 :

Mai 68 est d’abord un mouvement de révolte étudiante sans précédent, né d’un profond  malaise au sein de l’université française (critique de l’enseignement traditionnel, insuffisance des débouchés, menaces de sélection). Il s’inscrit dans une crise internationale qui a pris naissance aux États-Unis : en septembre 1964, sur le campus de Berkeley, le Free Speech Movement lance la protestation contre la guerre du Viêt-nam. Mais le cas français se révèle tout à fait spécifique : le mouvement y revêt un aspect plus global, plus spectaculaire qu’ailleurs ; surtout, la révolte étudiante y débouche sur des grèves et une crise sociale généralisée, qui mettent en péril les sommets de l’État. Ainsi, ce sont des millions de Français de tout âge qui ont paralysé le pays en faisant grève et en manifestant dans la rue. Les étudiants réclamaient plus de libertés et étaient très critiques envers le gouvernement de l’époque. Et les personnes qui travaillaient voulaient que les salaires augmentent pour vivre mieux.

Les premiers incidents annonciateurs de la crise se produisent début 1968 à la faculté de Nanterre, ouverte en 1963 pour décongestionner la faculté de la Sorbonne à Paris. Ainsi naît le Mouvement du 22 mars, conduit par Daniel Cohn-Bendit. La multiplication des incidents à Nanterre conduit à la fermeture de l’université, le 2 mai.

Dès lors, l’agitation se transporte au centre de Paris ; ce qui n’était qu’une série d’incidents devient une crise nationale. Tout bascule le 3 mai quand la police intervient brutalement pour disperser le meeting de protestation tenu par les étudiants dans la cour de la Sorbonne. La répression (500 arrestations) provoque immédiatement la solidarité du milieu estudiantin avec la minorité militante. La révolte étudiante commence dans les rues du Quartier latin. Barricades, pavés, cocktails Molotov, contre-charges de CRS, matraques et gaz lacrymogènes : les affrontements s’amplifient de jour en jour, suivis en direct à la radio par la population.

Le point culminant est atteint dans la nuit du 10 au 11 mai : étudiants et CRS s’affrontent en de véritables combats de rues (voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées), faisant des centaines de blessés. Au lendemain de cette « nuit des barricades », le pays est stupéfait. L’agitation étudiante, jusque-là isolée, rencontre alors la sympathie de l’opinion publique : le 13 mai, à Paris et dans toute la France, les syndicats manifestent avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières. La crise prend alors une nouvelle dimension, car le lendemain, de façon tout à fait inattendue et spontanée, une vague de grèves s’enclenche : à la révolte étudiante succède une véritable crise sociale.

Les 15 et 16 mai, la grève gagne les usines Renault de Cléon et Sandouville (Seine-Maritime), Flins et Boulogne-Billancourt. Progressivement, jusqu’au 22 mai, et sans mot d’ordre syndical national, le mouvement s’étend. Le pays se retrouve paralysé par 7 millions de grévistes déclarés (sans compter les salariés en chômage technique, ou bloqués par le manque de transports). Dans les usines, les bureaux, les services publics, les transports, tous cessent le travail. Il s’agit d’une situation inédite en France.

Le 24 mai, lors d’une allocution télévisée, le Général de Gaulle annonce la tenue d’un référendum sur la « rénovation universitaire, sociale et économique », menaçant de se retirer en cas de victoire du « non ». Son annonce reste sans effet. Son Premier ministre, Georges Pompidou, joue alors la carte de la négociation sociale.

Le 29 mai, le président de Gaulle disparaît de l’Élysée, créant un sentiment d’affolement dans la population. Le lendemain, dans une brève allocution radiodiffusée, le général annonce la dissolution de l’Assemblée et la tenue d’élections anticipées. La manifestation organisée le soir par les gaullistes sur les Champs-Élysées rassemble 500 000 personnes ; elle marque le retournement d’une opinion inquiète et lasse qui, à défaut d’alternative claire, n’entrevoit d’autre débouché à la crise et à la paralysie économique que le retour à l’ordre. Avec la perspective d’élections, la crise retrouve les voies traditionnelles de la politique.

Si le mouvement de Mai 68 a échoué à court terme, il n’en a pas moins laissé une empreinte profonde. Ses retombées sont multiples. La loi Edgar Faure introduit la participation dans les universités, qui en sont transformées. La loi sur les sections syndicales d’entreprise ouvre la voie à une lente transformation des relations salariales. Sur le plan politique, Mai 68 a anéanti l’autorité du général de Gaulle : son départ après l’échec du référendum d’avril 1969 en est le résultat différé. Ainsi, les grèves de 1968 se distinguent des précédentes: les ouvriers veulent en finir avec l’attitude des « patrons » ; ils exigent plus de « considération dans le travail ». Ce rejet des hiérarchies établies et du principe d’autorité, original et inédit, est surtout formulé par les jeunes ouvriers instruits, plus diplômés (BEPC, CAP) que leurs aînés, mais non encore pleinement intégrés, qui entrent plus facilement en phase avec l’« esprit de Mai » : ils parlent de dignité, d’égalité, d’autogestion, et ont été à l’initiative des grèves. À gauche, la crise provoque un déclic, dont découle le renouveau du parti socialiste (PS) en 1972, et le programme commun PS-PCF de 1974. La victoire de François Mitterrand en 1981 en est l’écho lointain. De même, les mouvements féministes et écologiques sont les héritiers de Mai 1968. Cette crise, a contribué, à défaut de révolution, à la modernisation de la société française.

 

11 avril 2018

atelier du 16 mars journal

 

Aujourd’hui, la séance s’est axée autour du phénomène des SMS (« short message service » ou « service de message court », aussi appelé « texto ».

Zoom sur ce phénomène

De nos jours, en France, il s’échange environ 180 milliards de SMS chaque année, soit l’équivalent de 5 400 SMS par seconde.

L’occasion pour nous de parcourir l’histoire du SMS :

C’est en 1992, le 3 décembre, que  Neil Papworth, un ingénieur anglais, envoie le premier message écrit, ou SMS, avec son téléphone portable. Il a écrit : « Merry Christmas » (« Joyeux Noël »). Ce n’est que cinq ans plus tard, en 1997, que les téléphones français peuvent envoyer des SMS. A  l’époque, on ne pouvait l’envoyer qu’à un client de son propre opérateur (SFR,Orange ou Bouygues Telecom par exemple).

Au départ, les utilisateurs n’aimaient pas trop les SMS considérant qu’un téléphone était fait pour parler et non pour écrire. De plus, la taille des messages était limitée à 160 signes (moins de 2 lignes) et les utilisateurs devaient payer 1 franc (environ 15 centimes d’euro) par message, même pour envoyer un simple « OK ».

Au début des années 2000, des associations dénoncent le prix élevé du SMS.

Et depuis cette époque, le prix du texto a largement diminué. Actuellement, il est compris dans la plupart des abonnements téléphoniques et il est possible d’en envoyer autant qu’on souhaite.

Ainsi, grâce aux nouvelles technologies, le SMS a bien évolué depuis plus d’une quinzaine d’années. Les émoticônes, ces petits ronds jaunes qui sourient ou qui pleurent selon l’émotion choisie, remplacent même certains mots.

Aujourd’hui, Il est même possible d’envoyer des photos, les MMS (« multimedia message service » ou « service de messagerie multimédia ») et le SMS est concurrencé par de nombreuses applications qui utilisent Internet pour communiquer comme celles de Messenger ou encore WhatsApp, qui proposent d’appeler son correspondant et de le voir grâce à la caméra du téléphone.

 

04 avril 2018

atelier du 16 mars journal

L’atelier blog est de retour !!!

Pendant un mois, l’atelier blog a laissé sa place à des ateliers organisés, pour les jeunes, par l’illustrateur Romain Taszeck.

Aujourd’hui, la séance s’est orientée autour du célèbre physicien théoricien et cosmologiste britannique Stephen Hawking qui est mort récemment, le 14 mars 2018.

Zoom sur Stephen Hawking :

Stephen Hawking est un scientifique britannique, né en Angleterre en 1942 et mort le 14 mars  2018. Connu dans le monde entier, Il était physicien et ses travaux sur l’espace, et en particulier les trous noirs, l’ont rendu célèbre. En effet, grâce à ses livres et notamment son ouvrage « Une brève histoire du temps », vendu à 9 millions d’exemplaires, il a réussi à rendre l’étude des trous noirs accessible et passionnante pour le grand public.
Atteint de la maladie de Charcot (maladie empêchant les personnes de contrôler leurs muscles), le réduisant à se déplacer en fauteuil roulant et à parler grâce à un synthétiseur vocal, il participa, malgré sa maladie, à des jeux vidéo, apparut dans des films ou des séries comme les Simpson et il a même chanté avec les groupes U2 et les Pink Floyd.

Ainsi, Stephen Hawkin est un homme qui a toujours su susciter une profonde admiration car il a réussi à transmettre, de manière très simple, sa passion des sciences auprès de tous.

Pour aller plus loin…

Un trou noir, c’est quoi ?

Un trou noir se trouve dans l’espace, et attire tout sur son passage, comme un aspirateur géant ultra-puissant. Il est tellement puissant qu’il aspire même la lumière.

Un trou noir provient de la mort d’une étoile d’ayant une masse importante.

Comment se forme un trou noir ?

Lorsqu’une étoile assez massive arrive en fin de vie, elle va avoir tendance à s’attirer sur elle-même, comme si la Terre était attirée par son propre noyau. C’est le même principe que la gravité qui nous attire sur la Terre, mais à des puissances incroyablement plus élevées. L’étoile va résister un certain temps en brûlant un gaz – l’hydrogène – puis, lorsqu’elle n’aura plus d’hydrogène pour résister à l’attraction, son noyau va l’aspirer et elle formera un trou noir. Le trou noir attire tout sur son passage, même la lumière et d’autres trous noirs pour former un trou encore plus grand.

Comme son nom l’indique, un trou noir est noir. Dans l’espace, il ne se voit donc pas.

Comment fait-on pour le détecter ?

Les scientifiques ont différentes techniques pour les détecter :

Première technique : une étoile est toujours le centre d’un système solaire : toutes les planètes tournent autour d’une étoile. Lorsqu’ une étoile meure et devient un trou noir, les planètes qui l’entourent continuent de tourner autour d’elle. Si on observe des planètes tourner autour de « rien », on en déduit qu’il y a trou noir.

Deuxième technique : le trou noir attire tout sur son passage. Les poussières qu’il attire tournent tellement vite qu’elles émettent des rayons détectables par certains télescopes.

Troisième technique : un trou noir attire et dévie la lumière. Si il passe entre la Terre et une étoile encore vivante, la lumière de cette étoile sera déviée et on aura l’impression que cette étoile brille encore plus que d’habitude.

Quatrième et dernière technique : les astronomes peuvent, par des calculs savants, calculer la masse d’une partie de l’espace. S’il détecte une zone de l’espace totalement noire, et avec une masse plus élevée qu’ailleurs, il sont donc en présence d’un trou noir.

 

14 février 2018

Aujourd’hui, l’atelier blog a laissé place à l’atelier « A cœur ouvert » à l’occasion de la Saint -Valentin.

A l’aide de bouteilles en plastique vides, les enfants ont pu réaliser de jolies fleurs et ensuite, ils ont pu confectionner des origamis en forme de cœur.

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07 février 2018

 

atelier du 16 mars journal

 

Aujourd’hui, la séance s’est orientée sur les dangers d’une utilisation trop importante des appareils connectés sur les enfants.

Dans la rue, le bus et même en mangeant, tout le monde a le nez collé à son téléphone, pour jouer, lire ses mails ou regarder des vidéos. Tablettes et smartphones nous proposent toujours plus d’applications et de possibilités techniques pour nous distraire. Mais, quel est l’impact, sur les enfants, de faire autant d’écrans ?

Les recherches scientifiques prouvent que passer trop de temps devant des écrans peut avoir des effets néfastes sur les enfants. Certes, les médias numériques leurs offrent de nombreux avantages comme les applications d’apprentissage, les films en différentes langues pour apprendre la langue souhaitée, les jeux qui font travailler la mémoire et les capacités cognitives etc. Mais tous ces avantages peuvent nuire à la santé mentale des enfants.

La transition numérique a rendu commune, pour tous les âges, l’utilisation d’appareils numériques. Cependant une utilisation excessive peut représenter un danger pour le cerveau de l’enfant qui n’est pas complètement formé et le rendre donc vulnérable aux effets secondaires possibles.

Selon une étude canadienne, avant 2 ans, un enfant ne devrait pas être exposé aux appareils numériques, de 2 à 4 ans, une heure seulement est autorisée et après 4 ans, pas plus de deux heures par jour. Aujourd’hui, les enfants passent le double voire le triple de ce temps recommandé devant les écrans de ces appareils : les enfants entre 8 et 18 ans passent en moyenne plus de 7 heures par jour devant des médias numériques. Plusieurs psychologues et scientifiques pensent que passer beaucoup de temps devant un écran provoque de réels changements au niveau du cerveau. Mais le problème est encore plus important et grave quand il s’agit de jeunes enfants. En effet, leur cerveau est encore en développement et ils risquent d’avoir du mal à différencier le monde  réel et le monde virtuel.

L’irréel remplace le réel ! Passer trop de temps sur les appareils numériques ralentit le développement des capacités cognitives des enfants. C’est d’ailleurs pour cette raison que les jeunes enfants ont des capacités de concentration très limitées et beaucoup de difficultés à réaliser des tâches.

De plus, les enfants passant des heures devant leurs appareils sont détachés du monde réel qui les entoure, ce qui les empêche de faire d’autres activités comme une activité physique, sensorielle, motrice, éducative etc. En plus d’affecter leur durée de concentration, cela peut engendrer également, des troubles cognitifs (mémoire, attention, perception, résolution des tâches..) et des troubles alimentaires (obésité infantile…).

Ainsi les parents et les enseignants doivent rester vigilants quand ils éduquent ou divertissent les enfants grâce à ces appareils, surtout les plus jeunes.